Il y a les terrains herbeux, et les terrains caillouteux. Se poser sur l’herbe, c’est d’abord évaluer la hauteur de l’herbe, qui peut ralentir considérablement la prise de vitesse au décollage. Or dans les premiers mois d’été les propriétaires ont tendance à laisser pousser le foin pour le récolter avec le maximum de rendement. Dans le même ordre d‘idée, à la reconnaissance haute vous découvrez que le foin a été moissonné, mais sous forme de balles qui rendent l’atterrissage impossible. Bien se renseigner chez les propriétaires avant le vol. Par définition le bétail aime l’herbe, donc sur certains terrains on peut se trouver en concurrence avec ovins ou bovins à l’arrondi ou à la rotation, ce qui n’est pas une situation d’avenir. La reconnaissance basse hauteur est cruciale. Les terrains en herbe présentent souvent aussi une zone plus ou moins humide, donc boueuse, donc piégeuse (Saint Claude, Saint Jean d’Arves, Saint Jean d’Avelannes), en aborder un sans instruction préalable ou sans prise d’information précise est une mauvaise idée. C’est pour cela aussi qu’il faut éviter de s’y poser solo. Dégager tout seul un avion dont le train s’est enfoncé dans l’argile meuble, c’est épuisant ou impossible. Quand il a plu récemment, l’herbe humide ralentit l’avion. C’est bien en arrivant, moins en partant. Aussi, les pneus fusent sur l’herbe mouillée, quand on freine d’une roue il se peut qu’elle glisse et l’avion ne tournera pas comme on l’aurait voulu. Les terrains caillouteux, évidemment moins confortables, sont aussi sensibles aux pluies, qui y créent des ravines susceptibles de casser un train. En début d’été, après les intempéries de l’hiver, bien se renseigner sur l’état des surfaces auprès des propriétaires ou/et de l’AFPM, qui tient à jour les données de ce genre. Faire le tour de l’avion au retour au Versoud, pour vérifier si les possibles projections de cailloux n’ont pas endommagé surfaces de contrôle ou pales d’hélice.